LA MALADIE

Les 20 signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson !

Le Parkinson est une maladie dégénérative causée par la mort des neurones dopaminergiques. Ces derniers produisent de la dopamine, un neurotransmetteur qui contrôle entre autres nos mouvements. Environ 1 % des personnes âgées de plus de 65 ans serait atteint de cette affection neurologique. Malheureusement, il n’y a pas encore de traitement efficace pour soigner le Parkinson. Toutefois, il existe plusieurs médicaments pour en diminuer les symptômes. Voilà pourquoi il est important de consulter son médecin dès l’apparition de plusieurs de ces 20 signes.

La lenteur des mouvements

Si les tremblements sont les symptômes les plus connus de la maladie de Parkinson, il y en a d’autres qui se manifestent avant, comme l’akinésie, c’est-à-dire la lenteur des mouvements. La personne peine à effectuer certains mouvements, comme marcher, et ces mouvements sont plus lents et moins spontanés.

La rigidité

La rigidité, notamment des muscles et des articulations, est un autre signe avant-coureur parmi les plus courants. Les mouvements d’une personne aux prises avec le Parkinson semblent plus « raides ». Par exemple, elle a de la difficulté à bouger normalement son poignet. Les tâches du quotidien deviennent alors de plus en plus pénibles.

La micrographie

Étant donné que le Parkinson affecte la dextérité, les parkinsoniens ont tendance à écrire de plus en plus petit et serré. C’est ce qu’on appelle la micrographie. Ce signe est néanmoins difficile à déceler, car autant le patient que ses proches s’aperçoivent rarement de ce changement.

Pour voir s’il y a eu un changement dans votre écriture, écrivez quelques mots sur un bout de papier et comparez-les à un mot écrit il y a quelques mois.

Les tremblements

Une main ou une jambe qui tremble au repos (et non pas après avoir fait un effort physique) est sans doute le signe le plus fréquent du Parkinson. Il devrait toujours être pris au sérieux.

Il est cependant bon de préciser que ce symptôme ne se manifeste pas dans tous les cas. En effet, un patient sur quatre ne présente aucun tremblement.

Un tremblement qui disparaît quand on bouge

Habituellement, les tremblements cessent ou, en tout cas, diminuent, quand on bouge les membres concernés ou lorsqu’on se couche. Les tremblements réapparaissent dans des moments stressants ou encore quand on doit se concentrer sur une tâche précise.

Une démarche inhabituelle

Beaucoup de gens atteints de Parkinson ont une démarche caractéristique et facilement identifiable. Ils font des petits pas et traînent les pieds, leurs bras sont comme immobiles et ne suivent pas leurs mouvements, ils ont le dos voûté et leur cou demeure fixe.

Une dépression parfois inexpliquée

De 25 à 50 % des personnes vivant avec le Parkinson vivent une dépression. Elles n’ont plus envie de rien faire et se morfondent. Souvent, la dépression est qualifiée d’« inaugurale », puisque lorsqu’elle est diagnostiquée, le patient ignore encore qu’il souffre de la maladie de Parkinson.

De l’anxiété

Tôt dans la maladie, certains patients ressentent de l’anxiété, parfois sévère. Un petit détail, comme avoir oublié de fermer une porte d’armoire, fait augmenter de façon exagérée leur niveau d’angoisse. Certains font même fréquemment des crises de panique.

Pour faire un rapprochement avec le Parkinson, l’anxiété doit être accompagnée d’un état dépressif. Dans le cas contraire, la cause est autre.

De la douleur

Ressentir de la douleur au dos ou aux articulations n’est pas nécessairement un signe que l’on est atteint d’une maladie dégénérative. Il peut s’agir tout simplement de rhumatisme, surtout lorsqu’on est âgé.

À l’inverse, ce signe ne devrait pas être pris à la légère s’il est accompagné d’autres symptômes mentionnés dans cet article.

Une hypersalivation

Près de la moitié des parkinsoniens développe une hypersalivation et plusieurs ont régulièrement de la bave qui s’écoule involontairement le long de leur bouche. La maladie affecte en effet le réflexe de déglutition. C’est comme si les personnes touchées produisaient trop de salive, mais ce n’est pas le cas. Leur corps est juste incapable d’évacuer correctement la salive.

De la difficulté à avaler

Étant donné que le Parkinson affecte les muscles impliqués dans la déglutition, plusieurs patients ont de la difficulté à avaler de la nourriture et des boissons. Certains vont même jusqu’à s’étouffer.

Des pellicules et une peau grasse

Avoir des pellicules ou une peau grasse ne veut pas dire qu’il est certain à 100 % que l’on souffre de la maladie de Parkinson, surtout si on a moins de 40 ans. En revanche, une personne devrait commencer à s’inquiéter si elle constate que sa peau devient huileuse et qu’elle a une explosion soudaine de pellicules et qu’il n’existe aucune autre explication (prise de médicaments, changement de shampoing, etc.).

Des changements dans la voix

Beaucoup de parkinsoniens ont de la difficulté à s’exprimer et parfois à se faire comprendre des autres, étant donné qu’ils sont atteints de dysarthrie, un trouble de l’articulation. Ils ont une voix faible, aiguë, qui tremblote et qui semble n’avoir aucune expression (ton monotone). Articuler devient également laborieux.

Des troubles du sommeil

Le sommeil des personnes vivant avec le Parkinson est régulièrement perturbé. Beaucoup sont aux prises avec des problèmes d’insomnie. Le soir, ils sont incapables de s’endormir.

Quand ils finissent par s’endormir, certains sont aux prises avec le trouble comportemental en sommeil paradoxal. Ils ont des nuits très agitées. Quelques-uns bougent tellement durant la nuit qu’ils deviennent un danger pour le conjoint ou eux-mêmes. Ils donnent des coups de poing, des coups de pied et vont même jusqu’à tomber de leur lit.

Un changement du goût et de l’odorat

Si la majorité des parkinsoniens voient leur odorat diminuer, un malade sur trois perd totalement l’olfaction. Ils ont en particulier de la difficulté à faire la différence entre deux odeurs ou sont tout bonnement incapables de sentir quelque chose qui pue ou sent fort.

La nourriture pour sa part ne goûte plus pareil. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des gens atteints de Parkinson trop saler ou épicer leur plat, car ils trouvent que tout goûte la même chose.

Une constipation

Le Parkinson affecte les nerfs de l’intestin, ce qui provoque chez 75 % des patients la constipation. Chez certaines personnes, c’est le tout premier symptôme qu’elles remarquent puisqu’il est facilement reconnaissable.

En même temps, être constipé ne signifie pas nécessairement qu’on souffre de cette maladie. Les causes sont nombreuses. Il est quand même important de consulter son médecin si la constipation persiste.

Des problèmes de la vessie

Passer son temps à aller à la salle de bain ou souffrir d’incontinence est l’un des signes avant-coureurs du Parkinson.

Cette affection neurologique provoque une dégénérescence des zones du cerveau qui contrôlent la vessie. Ces symptômes ne sont toutefois pas « exclusifs » à ce trouble de santé. Ils peuvent être causés par bien d’autres choses comme le vieillissement et la prise de certains médicaments.

L’hypersudation

Trente-trois pour cent des gens qui ont développé le Parkinson suent beaucoup plus que la normale, notamment quand ils pratiquent une activité physique ou qu’il fait chaud. Et même quand ils ne bougent pas, ils ont tendance à transpirer excessivement.

Des chutes et des vertiges

Environ un parkinsonien sur trois a tendance à avoir des vertiges et même à tomber par terre. C’est causé par une hypotension orthostatique qui se manifeste lorsqu’on se lève d’une chaise ou d’un lit. La pression sanguine baisse, ce qui fait perdre l’équilibre, car on se sent étourdi. Si ça vous est arrivé fréquemment dans les dernières semaines, pensez à consulter votre médecin.

La fatigue

Ressentir une fatigue n’est pas nécessairement un signe avant-coureur du Parkinson. C’est peut-être seulement causé par un virus.

Par contre, il arrive dans certains cas que la maladie modifie les zones du cerveau responsables du sommeil. Une personne peut donc se sentir plus fatiguée qu’en temps normal, souffrir de somnolence, s’endormir en plein jour ou encore subir des attaques de sommeil.

Source: www.msn.com / article publié par Philippe Michaud.

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