Parkinson après l'été : personne marchant dans un parc pour reprendre progressivement son activité
LA MALADIE

Parkinson après l’été : 8 bonnes habitudes pour reprendre son quotidien en douceur

Avancer à son rythme chaque jour, vivez la rentrée en douceur !

Les 8 bonnes habitudes !

Parkinson après l’été, c’est parfois un drôle de moment. Cependant, les vacances ont permis de changer de rythme, de dormir davantage, de profiter de ses proches ou simplement de ralentir.

Mais avec la maladie de Parkinson, reprendre son quotidien ne signifie pas forcément repartir à toute vitesse.

Au contraire, une rentrée progressive peut permettre de mieux gérer son énergie, sa mobilité et ses traitements, tout en conservant les activités qui font du bien.

Par ailleurs, voici huit habitudes simples pour aborder Parkinson après l’été et cette nouvelle période plus sereinement.

Parkinson après l’été : reprendre son rythme progressivement

Après plusieurs semaines avec un rythme différent, il peut être tentant de vouloir tout reprendre immédiatement.

Ménage, courses, rendez-vous, sorties, activités physiques, démarches administratives… la liste peut rapidement devenir longue.

Pourtant, Parkinson peut rendre les changements de rythme plus fatigants qu’on ne l’imagine.

La bonne stratégie consiste à réintroduire progressivement les activités.

Commencez par identifier les choses réellement importantes et répartissez-les sur plusieurs jours.

Une journée chargée peut être suivie d’une journée plus calme. Il n’est pas nécessaire de tout faire le même jour.

L’objectif n’est pas de faire moins de choses, mais de mieux répartir son énergie.

2. Retrouver des horaires réguliers

La rentrée est aussi le bon moment pour retrouver une certaine régularité.

Des horaires relativement stables pour le lever, les repas, les activités et le coucher peuvent faciliter l’organisation de la journée.

Le traitement anti-parkinsonien mérite également une attention particulière.

Les horaires et les modalités de prise prescrits par votre médecin doivent être respectés. En cas de difficulté, de changement dans les symptômes ou d’effets indésirables, il est préférable d’en parler au médecin ou au neurologue plutôt que de modifier soi-même le traitement. L’Assurance Maladie rappelle notamment qu’il ne faut pas arrêter ou modifier brutalement un traitement anti-parkinsonien sans avis médical.

Une petite astuce peut être particulièrement utile : noter les horaires des prises et les moments où les mouvements sont plus faciles ou plus difficiles.

Ces observations peuvent ensuite être communiquées au neurologue lors d’une consultation.

3. Reprendre l’activité physique… sans vouloir en faire trop

Après l’été, on peut avoir envie de « se remettre en forme ».

Mais avec Parkinson, l’activité physique doit rester adaptée à ses capacités et progressive.

La marche, les exercices d’équilibre, le vélo, la danse, la gymnastique douce ou encore certains exercices de renforcement peuvent faire partie d’une activité adaptée.

L’Assurance Maladie indique que l’activité physique peut améliorer la marche, l’équilibre, la mobilité et certaines activités quotidiennes, tout en contribuant à réduire le risque de chute et à améliorer la qualité de vie.

France Parkinson recommande également de bouger régulièrement et de choisir une activité qui correspond à ses capacités et à ses envies.

Il n’est donc pas nécessaire de commencer par une longue séance.

Quelques minutes de marche, des exercices d’assouplissement ou une activité plaisante peuvent constituer un excellent point de départ.

Et si vous avez des difficultés particulières, demandez conseil à votre médecin, votre kinésithérapeute ou un professionnel de l’activité physique adaptée.

4. Profiter de septembre pour remettre le sommeil au centre des priorités

Le sommeil est souvent perturbé chez les personnes vivant avec Parkinson.

Après les horaires parfois différents des vacances, septembre peut être l’occasion de retrouver progressivement une routine de sommeil.

Quelques habitudes simples peuvent aider :

  • se coucher et se lever à des horaires relativement réguliers ;
  • éviter de passer trop de temps devant les écrans juste avant le coucher ;
  • limiter les boissons excitantes en fin de journée ;
  • conserver une activité physique régulière mais adaptée ;
  • éviter les repas trop lourds juste avant de dormir.

Ces mesures ne règlent évidemment pas tous les troubles du sommeil liés à Parkinson. Si les nuits sont régulièrement difficiles, il est important d’en parler à son médecin.

France Parkinson recommande notamment une activité physique régulière et une bonne régularité des repas parmi les mesures d’hygiène du sommeil.

5. Ne pas attendre d’être épuisé pour se reposer

C’est probablement l’une des habitudes les plus difficiles à adopter.

Lorsque l’on se sent capable de faire quelque chose, on a naturellement envie d’en profiter.

Mais avec Parkinson, l’énergie disponible peut varier considérablement d’un jour à l’autre, voire au cours d’une même journée.

Apprendre à reconnaître ses moments où l’on se sent le mieux peut donc être très utile.

Si vous savez que vous êtes généralement plus en forme le matin, pourquoi ne pas réserver cette période aux activités qui demandent le plus d’énergie ?

Les tâches moins exigeantes peuvent être gardées pour les moments où la fatigue se fait davantage sentir.

Se reposer avant d’être épuisé n’est pas de la paresse. C’est une façon de gérer son énergie.

6. Reprendre une alimentation régulière et équilibrée

La rentrée est également un bon moment pour retrouver une alimentation régulière.

L’objectif n’est pas de suivre un régime particulier, mais de conserver une alimentation suffisamment variée et adaptée à ses besoins.

L’Assurance Maladie recommande notamment de veiller à avoir une alimentation équilibrée et suffisante afin d’éviter l’amaigrissement et la dénutrition, qui peuvent contribuer à une fonte musculaire et aggraver les difficultés de marche.

Si vous rencontrez des problèmes de constipation, de déglutition, de perte de poids ou si votre alimentation semble avoir une influence sur vos traitements, parlez-en à votre médecin ou à un professionnel de santé.

Chaque personne atteinte de Parkinson est différente.

7. Faire le point sur son logement et prévenir les chutes

La rentrée peut aussi être l’occasion de regarder son environnement avec un œil nouveau.

Après les vacances, on reprend ses habitudes à la maison. C’est donc un bon moment pour vérifier que le logement reste adapté.

Quelques questions simples :

  • Y a-t-il des tapis qui pourraient faire trébucher ?
  • Les passages sont-ils suffisamment dégagés ?
  • L’éclairage est-il suffisant ?
  • La salle de bain est-elle sécurisée ?
  • Les objets utilisés quotidiennement sont-ils faciles à atteindre ?
  • Le fauteuil ou le lit permettent-ils de se relever facilement ?

Lorsque les troubles de l’équilibre apparaissent, l’aménagement du logement peut devenir particulièrement important.

Un ergothérapeute peut aider à identifier les adaptations nécessaires. L’Assurance Maladie recommande notamment cette approche pour préserver l’autonomie et réduire les situations à risque.

8. Garder une place pour le plaisir et la vie sociale

La rentrée ne doit pas être uniquement synonyme de rendez-vous médicaux, de traitements et de contraintes.

Il est important de conserver des activités qui procurent du plaisir.

Une promenade, un repas avec des amis, une activité associative, de la musique, du jardinage, une sortie en famille ou simplement un café partagé avec quelqu’un que l’on apprécie peuvent avoir une vraie importance.

France Parkinson souligne que maintenir une vie sociale et des activités contribue notamment à la motivation, à la confiance en soi et au bien-être.

Avec Parkinson, il peut parfois être nécessaire d’adapter une activité plutôt que de l’abandonner.

C’est une nuance importante.

Adapter n’est pas renoncer.

Et si la rentrée devenait l’occasion de mieux s’écouter ?

Parkinson après l’été ne doit pas être synonyme de course contre la montre.

Septembre peut au contraire être l’occasion de faire un petit bilan personnel.

Qu’est-ce qui m’a fait du bien pendant l’été ?

Quelles activités ai-je envie de conserver ?

À quels moments suis-je le plus en forme ?

Qu’est-ce qui me fatigue inutilement ?

De quelle aide aurais-je besoin ?

Ces questions peuvent permettre de construire une rentrée davantage adaptée à sa propre réalité.

Il n’existe pas une seule bonne manière de vivre avec Parkinson.

Chaque personne possède son propre rythme, ses propres symptômes et ses propres capacités.

Une rentrée, un nouveau rythme

Avec Parkinson, certaines périodes sont plus faciles que d’autres.

Il peut y avoir de bonnes journées et des journées beaucoup plus compliquées. Il peut y avoir des moments où l’on se sent capable de tout faire, puis d’autres où les gestes les plus simples demandent beaucoup d’énergie.

Ce n’est pas un échec.

C’est une réalité de la maladie qu’il faut apprendre à accepter et à intégrer dans son organisation.

Alors, plutôt que de vouloir retrouver immédiatement le rythme d’avant les vacances, pourquoi ne pas construire un rythme qui vous convient aujourd’hui ?

Commencer doucement.

Bouger régulièrement.

Respecter ses traitements.

Préserver son sommeil.

Économiser son énergie.

Continuer à sortir et à voir ses proches.

Et surtout, garder une place pour les choses qui donnent envie d’avancer.

Pour aller plus loin

Pour obtenir des informations fiables sur la maladie de Parkinson et son accompagnement au quotidien, vous pouvez consulter les ressources de France Parkinson ainsi que les informations de l’Assurance Maladie consacrées au suivi et à la vie quotidienne avec Parkinson.

Avancer avec Parkinson, ce n’est pas avancer comme avant. C’est apprendre à avancer autrement, à son propre rythme, un jour après l’autre.

Les liens utiles:

Laisser un commentaire